S'il est commun de dire que Max Jacob n’est pas un écrivain politiquement « engagé », avec une production littéraire qui serait un moyen d’agir directement sur les enjeux d’une époque, il reste néanmoins à considérer ses positionnements effectifs dans sa vie comme dans son œuvre. Ces éléments peuvent être observés à travers des études de sa biographie et de sa pratique épistolaire tout comme dans sa production littéraire poétique, romanesque ou théâtrale. Que deviennent alors les notions fondamentales de son esthétique et les traits spécifiques de son écriture ? Comment conjuguer la recherche de l’émotion, la description minutieuse des caractères et la permanence de l’ironie face à des événements historiques considérables ? Pour répondre à ces questions, la journée d’étude Max Jacob face à l’histoire replacera les propos du poète dans leur cadre historique, afin de situer au mieux l’auteur par rapport au champ littéraire et aux débats, souvent virulents, sur l’engagement des écrivains.
De 1876 à 1944, des débuts de la Troisième République à sa déportation à Drancy, Max Jacob a été confronté à de nombreux événements historiques nationaux et internationaux : affaire Dreyfus, Grande Guerre, Révolution russe, instabilités gouvernementales, crise économique, montée de l’antisémitisme et des régimes totalitaires, génocides. Comment s’inscrit-il face à ces événements en tant qu’écrivain d’avant-garde ? Souvent décrit comme fantaisiste, Max Jacob prend-il la mesure des événements qui bouleversent le monde ? Range-t-il l’activité artistique dans une autonomie qui la détache de toute fonction dans le débat public ? Reste-t-il sur la même position tout au long de son parcours littéraire ? Quelles différences entre l’homme de l’arrière de 1914, le conservateur de l’entre-deux-guerres et l’homme menacé à partir de 1940 ? Comment prend-il position face à la montée des nationalismes européens qui touchent directement ses amis comme Pablo Picasso, José Bergamín, Juan Gris ou Nino Franck.
Comité scientifique
Georges Bensoussan, Géraldi Leroy,
Antonio Rodriguez, Patricia Sustrac
14 h 30 : Max Jacob et les dictatures européennes
Table ronde avec Hélène Henry (Orléans) et Christian Pelletier (Paris)
Modérateur : Guy Basset (Orléans)
16 h 00 : Antonio Rodriguez (Univ. de Lausanne)
Reportage juin 40, un texte engagé ? Genèse et postérité d’un poème emblématique
16 h 30 : Patricia Sustrac (Orléans)
La mort de Max Jacob : réalité et représentations
17 h 30 : Conclusion générale, Claude Mouchard (Univ. Paris 8)
L’inscription à la journée d’étude est gratuite à l’exception du repas (25 euros). Merci d’enregistrer votre participation par courrier à l’aide du coupon téléchargeable (que nous vous remercions imprimer, puis de remplir très lisiblement)
La journée d’étude se déroulera à l’Université d’Orléans.
UFR Lettres, Langues et Sciences Humaines
Salle du Conseil
10 rue de Tours
Tramway A : arrêt « Université - Indien »
Accès à l'Université d'Orléans
Par téléphone : 02 38 35 58 97
Les Cahiers Max Jacob Université d'Orléans Laboratoire META Université de Lausanne